Amateurs de chocolat en poudre, tenez-vous bien ! Si votre petit-déjeuner rime avec bol fumant et cuillère débordante de cacao, il est peut-être temps de regarder de plus près ce que vous avalez. L’analyse toute fraîche du magazine « 60 millions de consommateurs » vient de secouer le monde du petit-déj’ avec un classement sans appel des chocolats en poudre à éviter… ou à privilégier ! Prêts pour la vérité qui fâche (un peu mais pour la bonne cause) ?
Le sucre, cet ingrédient sournois qui envahit nos bols
Les amoureux du lait chocolaté risquent de déchanter : selon l’enquête menée par le magazine dans son numéro d’octobre, le sucre s’invite bien plus généreusement que le cacao dans la majorité des poudres testées. Sur les quinze références passées au crible, qu’elles soient issues de grandes marques ou de distributeurs, le verdict est clair : l’ingrédient principal, c’est bien souvent… le sucre. Oui, celui qu’on essaye justement de limiter !
Pour donner un ordre d’idée, un bol de 200 ml de lait chocolaté apporte en moyenne 20 g de sucres, soit près de 40 % de l’apport journalier conseillé. De quoi faire grimper la glycémie avant même la première réunion du matin ! Et ce n’est pas tout : certaines références, comme Nesquik ou le chocolat instantané Ethiquable, pulvérisent même la barre des 23 g de sucres par bol. De quoi regarder d’un autre œil la petite montagne de poudre qui fond au fond du lait chaud…
Le cacao, pauvre en fibres et rarement la star
On pourrait se consoler avec la teneur en cacao, supposée apporter fibres et saveurs… Pourtant, le rapport de « 60 millions de consommateurs » dresse là aussi un constat décevant. Exemple parlant ? Ovomaltine n’affiche que 13 % de cacao, Banania 19 %, et Nesquik fait mieux mais atteint tout juste 23 %. Bref, côté fibres naturelles, c’est la frustration.
Et qu’en est-il des fameux « ingrédients surprises » ? Là encore, mieux vaut ne pas avoir la dent trop sucrée : Ovomaltine, en plus du sucre, renferme également des additifs, ce qui lui vaut la note moyenne de 10,5/20. Quant à la poudre Cankao sans aspartame de Canderel, elle mise sur trois édulcorants de synthèse, s’en sortant avec un timide 12/20. Vous la vouliez pure, votre poudre ? Raté…
Petite note positive toutefois pour ces références : elles ne contiennent ni matières grasses ni sel, contrairement à d’autres incontournables du premier repas de la journée, comme les céréales chocolatées. Un lot de consolation, certes, mais il fallait bien le signaler !
Les bons élèves : quand la richesse en cacao fait toute la différence
Heureusement, l’enquête ne s’arrête pas à une pluie de reproches ! Quelques marques sortent leur épingle du jeu grâce à une générosité en cacao bien plus respectable. Ce sont les poudres des marques Jolivia, Van Houten et Naturela qui trônent fièrement en tête du classement. Leur secret ? Une composition plus riche en cacao (et donc en fibres !), quitte à demander, si besoin, que l’on ajoute soi-même un peu de sucre – mais avec mesure – pour ajuster la gourmandise à son palais.
Le mot d’ordre du magazine : privilégier ces références et n’ajouter du sucre qu’avec modération. Moins de sucre dans la poudre, c’est plus de liberté… et moins de complexe à la deuxième cuillère !
Le conseil pratique pour des petits-déjeuners plus sains
- Privilégier les poudres les plus riches en cacao (Jolivia, Van Houten, Naturela).
- Limiter les références avec fort ajout de sucre comme Nesquik ou Ethiquable.
- Faire attention aux additifs ou édulcorants de synthèse présents dans certaines marques.
- Ajouter (ou non) du sucre soi-même, mais en beauté : en petites touches, pour savourer sans excès.
Au final, la prochaine fois que vous préparerez votre chocolat chaud matinal, pensez à jeter un œil sur l’étiquette… et à privilégier le vrai cacao, celui qui ne vous cache (presque) rien ! Votre palais – et votre santé – vous diront merci.

Fanny partage son expertise culinaire acquise en école hôtelière (à Bordeaux) à travers des articles pratiques et détaillés. Forte de sa formation professionnelle, elle décrypte les techniques de chef pour les rendre accessibles au quotidien. Son approche pédagogique permet à chacun de maîtriser les fondamentaux de la gastronomie.





